Fête à St Girons (Ariège): dégustation de Millas

Après quelques jours sans nouvel article, me voici de retour de vacances en Ariège, plus précisément dans le Couserans. J'ai découvert des superbes paysages et des spécialités locales délicieuses (connues ou un peu moins...). N'ayant pas d'accès à internet je poste maintenant ce que j'ai écrit là-bas...

Aujourd’hui, c’est la fête à St Girons ! Le défilé annuel du premier week-end d’aout, présente les vieux métiers, les traditions, les costumes,  des différentes vallées alentours. Vacanciers, locaux, anciens ou plus jeunes viennent découvrir (ou se remémorer) les pratiques anciennes de la région: battage du blé, sciage des troncs en planches, etc. On y découvre aussi les différentes races de vaches, des attelages, des chèvres, des oies, des engins agricoles. 
Après le défilé, tout le monde se retrouve sous les grands platanes de la place du marché, sur les bords du Salat pour déguster les spécialités (ou non …) de l’Ariège. Tous se mélangent dans un joyeux « bordel », où les oies en troupeaux sont gardées par le Border-colley au milieu des terrasses des cafés, les chevaux de trais se nourrissent de fourrage à deux pas des touristes attablés devant leur aligot et les vaches limousines et les énormes bœufs jouent les stars à côté des étals de fromages…
Au menu, donc : charcuterie, fromages, aligot, paella… En dessert, le Millas, spécialité locale à base de farine de maïs et de lait cru. Chauffé dans une grande marmite, il est cuit pendant 2 heures, sans cesser d’être remué. On y ajoute, au fur et à mesure, un peu de sucre (500g pour 25L de Millas !! C’est peu), de la vanille et du rhum ou de l’eau de vie.  
 
Et là, avec un peu d’huile de coude, on mélange, et on mélange encore pour que la préparation cuise. Enfin, on étale en couche fine (2 cm environ) et on laisse refroidir. Le Millas peut être mangé froid, mais il est meilleur coupé en morceaux, caramélisé avec du beurre et un peu de sucre à la poêle.

A en croire le gentil monsieur qui le fabrique, il faut le servir ainsi, avec en plus une boule de glace, quelques feuilles de menthe, un peu de confiture (de myrtilles ?!) ou un filet de chocolat fondu…  Quoi que vous choisissiez, l’odeur qui se dégage de la marmite sur le feu, met vraiment l’eau à la bouche. Mais pas touche ! Ce n’est pas encore prêt…

Ah, et il faut préciser que c’est pour la version nature, il existe aussi du Millas rhum/raisins, chocolat/noisettes, et même en version salée aux cèpes… Il y en a pour tous les gouts !

5 commentaires:

  1. miam !! et quand est ce qu'on peut y goûter ??

    RépondreSupprimer
  2. Trop bien !

    J'ai vraiment l'impression d'être retournée au marché de St Girons.

    Il ne manque que les odeurs ! et encore avec un petit effort on renifle l'odeur du millas et du fromage.

    BRAVO BRAVO pour avoir réussi à recréer l'ambiance.

    Chantal

    RépondreSupprimer
  3. Et en plus on reconnait Dédé et Chantal

    RépondreSupprimer
  4. C'est vraiment super bon. Comme vous le dites, passé à la poêle avec un peu de beurre, caramélisé... Mmmh c'est un régal ^^
    Très joli article qui rend très bien l'instant ariègeois ;)

    RépondreSupprimer
  5. Merci beaucoup ! l'ambiance ce jour là rendait le millas encore meilleur :-)

    RépondreSupprimer